Texte libre

Bienvenue sur mon petit blogounet mignon...

vous trouverez ici les premiers chapitres de mon livre, Hoffnringer, que je mijote depuis un long moment déjà! Je le considère comme fini, même s'il reste beaucoup à faire pour en faire un vrai roman, malheureusement, étant Erasmus cette année à Graz, je n'ai que très peu de temps à lui consacrer. Si les aventures de mes héros vous intéressent, manifestez vous et je publierai le reste des chapitres qui dorment depuis longtemps dans les tréfonds de mon ordinateur. Et si vous aimez dessiner des personnages, des paysages... et que vous avez le crayon qui vous démange, défoulez vous sur mes personnages! je rêverai de savoir dessiner... faites moi partager votre talent!

mais trève de bavardage et rendez vous au prologue!

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Jeudi 17 novembre 2005

8-Sabotage

 

- Mais dis moi, tu es en uniforme, et je ne vois pas tes galons. Tu les as oubliés ?

 

Grand éclat de rire général. Kel Thal ne répondit pas immédiatement. Il parut réfléchir, choisir ses mots.

 

- Vois-tu, père, je ne fais plus partie de l’Armée.

 

Galç recracha, en train de s’étouffer.

 

- Q...

 

- J’ai donné ma démission. J’intègre les Fées.

 

Les Fées. Les Forces d’élites elfes, le bras armé de l’Elf, l’Elf Liberation Front, comme ils disaient ces racistes. Un corps de sept mille elfes, qui entrait souvent en conflit avec l’Armée. Et surtout, qui prônait la révolution, dans le sang s’il le fallait afin de bannir ce régime perverti où les elfes devaient côtoyer des nains, des hommes, des gnomes, des djinns, des péris...

 

- Je suis venu te le dire en face, père. Je sais que ça ne te fera pas plaisir, mais je n’ aime pas la façon dont va ce monde que tu chéris tant. Si ça continue comme ça, dans deux cent ans, notre puissance ne sera plus qu’un vague souvenir.

 

Un masque d’impassibilité apparut sur le visage de Galç. Il parut songeur. Un silence lourd pesait sur la table. Aekanaïl elle aussi ne souriait plus. Elle aussi ne se sentait bien que parmi les elfes, mais elle était pour le Grand Conseil, seul moyen selon elle de vivre en communauté sereinement. Kel Thal se leva finalement et franchit la porte, au moment même où résonnèrent les hauts-parleurs :

 

- Alerte! Voiture en danger de destruction sur l’Autovoûte Delta Cinq. Alerte !  Toutes les unités de capture et de premiers soins doivent décoller immédiatement. Alerte! Voiture en danger de destruction …

 

Le véhicule de Galç était un véhicule de capture, et le seul dont le moteur sois encore chaud.

 

-...sur l’autovoûte...

 

Il se leva, et fonça derrièrre son fils, qu’il doubla à toute allure . Mais il eu quand même le temps de lui susurrer : “je te renie”. Il déboucha dans le hangar. Les pilotes s’affairraient. Tyanpèle leva le pouce, le poing fermé. Il pouvait décoller. Il grimpa quatre à quatre les échelons de son vaisseau, évitant le mécano qui sortait précipitamment du vaisseau.

 

- Magnez les gars ! cria Galç en abaissant sa visière.

 

Mais sans les attendre, il décolla en trombe.

 

- Galç ! cria sa femme.

 

En vain. Il était parti. Dans un hurlement de sirènes, son bolide traversa la ville en brûlant tous les feux rouges et, en en profitant pour prendre quelques sens interdits, il fut bientôt sur l’autovoûte, l’accélateur enfoncé à mort. Sur sa visière s’afficha une Vaßtaß, et le compte à rebours avant de pouvoir utiliser les rayons tracteurs.

 

- Quarante cinq secondes. Quarante secondes...

 

Mais à côté de ce compte à rebours, un autre s’affichait, celui-ci beaucoup plus angoissant : c’était la distance entre lui et les champs de résistance. En effet, l’autovoûte faisait un coude plusieurs myriamètres plus loin, afin d’éviter le lieu de culte des chrétiens. À la vitesse de la Vaßtaß, son pilote allait se retrouver transformé en ostie cosmique... Galç ne parlait pas . Chacun de ses ordres, issu de son cerveau, était aussitôt exécuté.

 

Branche-moi sur la fréquence du véhicule.

 

“J’arrive pas, contrôle ! Les commandes sont bloquées, rien ne répond ! Le verrou de vitesse a sauté ! Je ne comprends pas ! Le frein refuse de marcher !” . Le pilote parlait en Éloèce, la langue de navigation, mais Galdriss ne comprit pas ce qui suivait. Ça ressemblait à… une prière.

 

“Ordinateur, calcule le nombre de kilomètres qu’il me restera lorsque j’attraperais le vaisseau.”

 

Trois.

 

“Vitesse maximum, éteins tous les circuits secondaires. Tout aux moteurs !”

 

Déjà fait, répondit laconiquement l’ordinateur.

 

Trente secondes.

 

La jauge d’énergie se mit à varier frénétiquement.

 

Activité anormale de la jauge d’énergie. Vingt-neuf secondes.

 

Galç assena un coup de poing sur son écran de contrôle. Il devint noir. 

 

Vingt secondes. Nous accélérons. Le verrou de vitesse a sauté. Cinq secondes. Tous les voyants s’illuminèrent, puis s'éteignirent. Galç ne comprenait plus rien.

 

- Mais qu’est-ce qui m’a fichu un tel chasseur, cria-t-il en martelant son moniteur central.

 

Les voyants et tous les moniteurs explosèrent. Les systèmes de sécurité couvrirent instantanément de mousse le cockpit.

 

La vitesse maximale a été franchie, nous sommes au double de notre vitesse maximale prévue. Origine de l'accélération inconnue. Un, mise à feu.

 

Galç essuya ses yeux et ses mains, et chercha la commande d’éjection. Dès qu’il avait récupéré la Vaßtaß, il chevauchait le dragon… Les canons du chasseur de Galç crachèrent des rayons captants, tandis qu’il réduisait la vitesse de son chasseur. La courbe représentative de sa vitesse se stabilisa, puis repartit de plus belle. Il fonçait droit vers la Vaßtaß.

 

Alerte à la double collision! Nous percuterons la Vaßtaß en même temps que les champs. Éjection ! commanda René.

 

Rien ne se produisit.

 

- Echec à l’éjection automatique ! Ejectez en manuel, commandant !

 

Galç contemplait la poignée. Vraiment étrange, tout ça. Le gars qui avait salopé son engin était un as. À peine avait-il tiré la poignée qu’elle lui était restée en main. Galç vit la mort arriver en la personne de la Vaßtaß qu’il allait percuter, mais il eut le temps de crier : “JE RENIE MON FILS !”.

 

À la base, on contempla le crash des deux aéroplanes sur les hologrammes. Mains de Fer était absourdi. Quelques uns se mirent à pleurer. Le commissaire lui aussi était triste. La seule chose qui le réconfortait, c’était de savoir qu’il n’allait pas avoir à se déplacer pour annoncer la nouvelle à famille. Cependant, un mystère planait dans l’assistance. JE RENIE MON FILS ! Les mots résonnaient encore aux oreilles de chacun.

 

Il aura peu vécu sur cette terre

 

Il est mort pour vous, à cause de vous

 

Je l’aimais, il m’a aimé puis détesté.

 

À cause de vous

 

Je le vengerai.

 

Kel Thal sortit du commissiariat, sous le regard interloqué de l’assistance. Désormais libre, il savait où aller sans remords, venger son père de cette société qui l’avait tué.

 

par Bégot publié dans : hoffnringers
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